Afrique
Sierra Leone
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Classement 2022
46/180
Score : 71.03
Indicateur politique
35
73.71
Indicateur économique
55
50.38
Indicateur législatif
42
78.40
Indicateur social
58
77.50
Indicateur sécuritaire
58
75.14
Classement 2021
75/180
Score : 70.39
N/A
Ces indicateurs ne sont pas disponibles avant 2022 en raison d'un changement méthodologique.

La loi garantit la liberté de la presse en Sierra Leone. Si la diversité du paysage médiatique est bien réelle, les journalistes font parfois l’objet d’arrestations et détentions arbitraires.

Paysage médiatique

Le paysage médiatique est pluriel et généralement indépendant. À la fin de 2021, il était composé de 191 radios, 23 chaînes de télévision, 229 journaux, 24 magazines et 11 télévisions numériques satellitaires. À côté de la chaîne de radiotélévision publique SLBC, les médias privés les plus importants sont la chaîne de télévision AYV TV, la radio Democracy, les journaux Awoko, Standard Times Newspapers et NewsWatch Magazine. Les radios communautaires couvrent une importante partie du territoire national et restent accessibles à une large part de la population. À l'exception des fournisseurs de services de télévision satellitaire (DSTV) et de télévision digitale (DTV), l’accès au contenu des journaux en ligne et aux programmes de radio et de télévision n’est pas payant.

Contexte politique

La majorité des médias échappe au contrôle direct des hommes politiques qui, au titre de la loi, ne sont autorisés qu’à créer des journaux, et non des stations de radio et des chaînes de télévision. Malgré cette disposition, les médias restent soumis à leur influence du fait de leur manque de moyens et surtout de la faible capacité de gestion de la plupart de leurs promoteurs.

Cadre légal

En 2020, la disposition criminalisant la diffamation dans la loi de 1965 sur l’ordre public a été abrogée. La création et la régulation des médias sont assurées par la Commission indépendante des médias (IMC en anglais), un organisme indépendant du gouvernement et de tout contrôle politique. Le champ d’application de la loi a été révisé afin que les médias, notamment ceux en ligne accordant une place importante au sensationnel dans leur traitement de l’information, ne soient pas reconnus. 

Contexte économique

La plupart des médias sont concentrés dans la capitale, Freetown. La majorité des journalistes ne reçoivent pas un salaire raisonnable et n'ont pas l'équipement nécessaire pour travailler convenablement - une situation dont tirent avantage les hommes politiques qui peuvent influencer les contenus éditoriaux en échange d’un soutien financier, matériel ou logistique. Généralement, les médias survivent grâce aux revenus publicitaires, alors que le marché est très restreint. Le gouvernement, principal annonceur, accuse beaucoup de retard dans le paiement des factures de publicité. 

Sécurité

Les médias opèrent dans un environnement relativement sûr. Les journalistes n’échappent toutefois pas au harcèlement, aux arrestations et aux détentions arbitraires par la police, qui peut confisquer leur matériel. La principale menace à la sécurité des journalistes reste l’action des hommes politiques qui, souvent, entravent leur travail ou tentent de les contrôler en utilisant les services de la police.