COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 24 sites censurés

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, les internautes du monde entier pourront accéder librement et gratuitement à Ozguruz, le site du journaliste Can Dundar (Turquie), Azathabar (Turkmenistan), Meydan (Azerbaïdjan), Dohanews (Qatar) et Alqst (Arabie saoudite).


Comment RSF déjoue la censure ?


L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure technologique grâce à un dispositif original fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs de "géants" du web. Impossible pour les autorités de censurer ces sites sans couper l'accès aux "géants" et créer un veritable dommage collateral.

Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les 15 pays ennemis d'internet

Gros plan sur la censure

Azerbaïdjan

Satisfait d’avoir annihilé tout pluralisme dans les médias et instillé un climat de peur dans la société, le gouvernement azerbaïdjanais n’éprouve généralement pas le besoin de bloquer les sites d’information indépendants. Ce qui ne l’empêche pas de le faire ponctuellement : c’est le sort qu’ont connus les sites du quotidien Azadlig, de Meydan TV, de Radio Azadlig et de Voice of America fin 2016. Les autorités n’ont pas hésité non plus à couper l’accès à Internet pendant près de deux semaines dans le village de Nardaran, théâtre d’une émeute, en novembre 2015. De manière générale, la Toile est étroitement surveillée et les blogueurs critiques sont harcelés, tout comme les membres de leurs familles. Le 3 mars 2017, le célèbre blogueur Mehman Huseynov a été condamné à deux ans de prison pour avoir raconté la torture dont il avait fait l’objet lors d’une interpellation deux mois plus tôt. Les autorités ne cessent de durcir la législation applicable en cas de diffamation sur Internet. Mais elles se contentent généralement d’accusations montées de toutes pièces (détention de drogue, coups et blessures…) pour jeter en prison blogueurs et journalistes. Et recourent à une armée de “trolls” pour contrer les propos critiques sur les réseaux sociaux.

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au Classement mondial de la liberté de la presse 2017
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Site débloqué par RSF