COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 24 sites censurés

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, les internautes du monde entier pourront accéder librement et gratuitement à Ozguruz, le site du journaliste Can Dundar (Turquie), Azathabar (Turkmenistan), Meydan (Azerbaïdjan), Dohanews (Qatar) et Alqst (Arabie saoudite).


Comment RSF déjoue la censure ?


L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure technologique grâce à un dispositif original fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs de "géants" du web. Impossible pour les autorités de censurer ces sites sans couper l'accès aux "géants" et créer un veritable dommage collateral.

Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les 15 pays ennemis d'internet

Gros plan sur la censure

Malaisie

Le Premier ministre Najib Razak mène une guerre personnelle contre les médias jugés trop indépendants et n’hésite pas à envoyer les forces de l’ordre dans les rédactions. La chasse aux journalistes critiques s’étend aussi à Internet où certains sites comme Sarawak ou The Edge ont été bloqués pour avoir rapporté des allégations de corruption visant des responsables officiels. A l’approche des élections locales à Sarawak (île de Borneo), en avril 2011, de nombreux sites Internet de l’opposition ou d’information avaient été victimes de cyberattaques de type DDoS, parmi lesquels les sites Sarawak Report, Radio Free Sarawak, Dayak Baru Blog et Malaysiakini. Des lois draconiennes telles que l’Internal Security Act (ISA) ou encore le Sedition Act permettent aux autorités d’intimider les journalistes et les blogueurs critiques : dans les 2 premiers mois de l’année 2015, pas moins de 23 journalistes et blogueurs ont été interrogés par la police pour leur déclaration en ligne. En l’absence d’une justice indépendante, le gouvernement n’hésite pas non plus à harceler certains médias en les traînant devant les tribunaux.

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au Classement mondial de la liberté de la presse 2017
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Site débloqué par RSF