COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 34 sites censurés dans 18 pays.


Comment RSF déjoue la censure ?

L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure de l’Internet grâce à un dispositif fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs internationaux appartenant à des "géants" du web. Si un pays tente de censurer ces sites, il doit aussi couper l’accès à l’ensemble des sites et services hébergés par ce serveur géant, ce qui provoquerait un important dommage collatéral pour son économie.


Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les sites débloqués par RSF

Gros plan sur la censure

Birmanie

La démocratisation du régime birman entamée après 2012 avait suscité de vifs espoirs concernant la liberté de la presse. Peine perdue, l’arrivée d’Aung San Suu Kyi comme cheffe du gouvernement, en 2016, n’a pas eu les effets escomptés. Au contraire, les journalistes sont régulièrement poursuivis par les forces de sécurité, et l’autocensure reste très élevée, particulièrement dans l’Etat de l’Arakan, que près de 740 000 réfugiés rohingyas ont fui en 2017. Même l'utilisation du terme “rohingya” est prohibée dans les médias. Et si Internet et Facebook sont devenus les principales sources d’information des birmans, les contenus en ligne subissent le même traitement : propagande, surveillance des réseaux sociaux, coupures des réseaux dans tout l’ouest du pays. Ce qui est devenu en juin 2020 la plus longue coupure au monde imposée par un gouvernement a des conséquences dramatiques : sur un million de personnes privées de toute connexion, certains n’ont jamais entendu parlé du Covid-19. Mais même si la connexion était rétablie, les internautes birmans ne pourraient pas accéder aux 221 sites dits de “fake news” que le gouvernement a ordonné de bloquer en avril 2020, au pire moment de la crise sanitaire.

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au Classement mondial de la liberté de la presse 2021
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Sites débloqués par RSF