COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 21 sites censurés dans 12 pays.


Comment RSF déjoue la censure ?

L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure de l’Internet grâce à un dispositif fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs internationaux appartenant à des "géants" du web. Si un pays tente de censurer ces sites, il doit aussi couper l’accès à l’ensemble des sites et services hébergés par ce serveur géant, ce qui provoquerait un important dommage collatéral pour son économie.


Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les sites débloqués par RSF

Gros plan sur la censure

Egypte

Internet était le seul espace de liberté pour les médias en Egypte jusqu’à l’adoption en 2015 d’une loi antiterroriste, couplée à une loi sur la cybercriminalité adoptée en 2018. L’exécutif peut poursuivre et emprisonner les journalistes pour “diffusion de fausses informations” et “appartenance à un groupe terroriste”, mais aussi fermer des sites qui partagent de l’information indépendante en ligne.

Depuis 2017, plus de 500 sites ont été bloqués sur décision administrative, parfois sans motif. Le Conseil suprême de régulation des médias, organe national de régulation de la presse, justifie les blocages par des diffusions de “fausses nouvelles”. Privés de visibilité en ligne et devant l’impossibilité de survivre économiquement, les médias se retrouvent alors obligés de fermer les uns après les autres. Selon des estimations de l’Association de défense des libertés de pensée et d’expression (Afte), un millier de sites pourraient être affectés au total car les autorités bloquent par adresse IP et qu’un même serveur peut héberger plusieurs sites. En temps de mobilisations populaires, les journalistes présents sur le terrain pour couvrir et les médias qui diffusent les revendications des manifestants - en particulier les slogans anti-gouvernement - sont systématiquement bloqués. Les sites de la BBC et d’Al-Hurra en ont ainsi payé les frais lors des protestations de septembre 2019, rapidement étouffées.

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au Classement mondial de la liberté de la presse 2020
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Site débloqué par RSF