COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 24 sites censurés

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, les internautes du monde entier pourront accéder librement et gratuitement à Ozguruz, le site du journaliste Can Dundar (Turquie), Azathabar (Turkmenistan), Meydan (Azerbaïdjan), Dohanews (Qatar) et Alqst (Arabie saoudite).


Comment RSF déjoue la censure ?


L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure technologique grâce à un dispositif original fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs de "géants" du web. Impossible pour les autorités de censurer ces sites sans couper l'accès aux "géants" et créer un veritable dommage collateral.

Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les 15 pays ennemis d'internet

Gros plan sur la censure

Turquie

Non content d’étendre son emprise sur les médias traditionnels, le président Recep Tayyip Erdogan a tout mis en oeuvre pour reprendre en main Internet, lieu d’expression privilégié d’une société civile très vivace. Après des réformes draconiennes, le blocage de sites web sans décision de justice est devenu systématique : le gouvernement est habilité à ordonner “en urgence” le “blocage préventif” de tout contenu. Les fournisseurs d’accès à Internet ont quatre heures pour obtempérer, et la validation a posteriori d’un juge a tout d’un simple coup de tampon. Les autorités turques monopolisent aussi près de la moitié des demandes de retrait de contenu auprès de Twitter. Au besoin, Ankara n’hésite pas à bloquer l’intégralité de cette plateforme ou de YouTube, une extrémité à laquelle ne recourait jusqu’alors qu’une poignée d’Etats parmi les plus répressifs de la planète. Le gouvernement franchit de nouveaux paliers après la tentative de putsch de juillet 2016 : blocage d’Internet pendant quelques jours dans les régions kurdes, restrictions d’accès aux outils de contournement de la censure (VPN, réseau Tor…). Dans le même temps, les services de renseignement (MIT) ne cessent d’approfondir leurs techniques de surveillance généralisée des citoyens.

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au Classement mondial de la liberté de la presse 2017
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Sites débloqués par RSF