COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 24 sites censurés

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, les internautes du monde entier pourront accéder librement et gratuitement à Ozguruz, le site du journaliste Can Dundar (Turquie), Azathabar (Turkmenistan), Meydan (Azerbaïdjan), Dohanews (Qatar) et Alqst (Arabie saoudite).


Comment RSF déjoue la censure ?


L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure technologique grâce à un dispositif original fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs de "géants" du web. Impossible pour les autorités de censurer ces sites sans couper l'accès aux "géants" et créer un veritable dommage collateral.

Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les 15 pays ennemis d'internet

Gros plan sur la censure

Russie

Hier encore plutôt libre, la Toile russe est largement reprise en main depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin, en 2012. Internet avait joué un rôle crucial dans le vaste mouvement de protestation qui avait secoué le pays au cours des mois précédents, et la révolution ukrainienne n’a fait que renforcer la paranoïa des autorités. Créée en 2012 au nom de la “protection de l’enfance”, la liste noire des sites internet bloqués ne cesse de s’élargir. Depuis février 2014, les sites supposés relayer des “appels à participer à des manifestations non autorisées” peuvent être bloqués sans décision de justice. Ce qui a valu aux sites d’information Grani.ru, EJ.ru et Kasparov.ru d’être rendus inaccessibles un mois et demi plus tard. Depuis l’été 2014, les blogueurs influents sont tenus de s’enregistrer sous leur vrai nom et soumis à des obligations voisines de celles des médias. Ils sont désormais pénalement responsables des commentaires déposés sur leurs sites. La Toile est désormais étroitement surveillée et les condamnations à de la prison ferme se multiplient à une vitesse exponentielle : 18 internautes incarcérés pour des propos tenus en ligne en 2015, 29 en 2016.

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au Classement mondial de la liberté de la presse 2017
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Site débloqué par RSF