COLLATERAL FREEDOM

Reporters sans frontières débloque 24 sites censurés

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, les internautes du monde entier pourront accéder librement et gratuitement à Ozguruz, le site du journaliste Can Dundar (Turquie), Azathabar (Turkmenistan), Meydan (Azerbaïdjan), Dohanews (Qatar) et Alqst (Arabie saoudite).


Comment RSF déjoue la censure ?


L'opération #CollateralFreedom permet de contourner la censure technologique grâce à un dispositif original fondé sur la technique du "miroir", consistant à dupliquer les sites censurés et à en héberger des copies sur des serveurs de "géants" du web. Impossible pour les autorités de censurer ces sites sans couper l'accès aux "géants" et créer un veritable dommage collateral.

Aidez-nous à déjouer la censure sur Internet !
Pour maintenir les « sites miroirs » accessibles, RSF utilise une bande passante qui s’épuisera avec la fréquentation des sites. En faisant un don, chaque internaute contribue au financement de cette bande passante pour prolonger l’accès aux sites débloqués. Nouveau : RSF met à disposition "Censorship detector", une extension permettant d'accéder aux sites dans les pays où ils sont censurés (via Google Chrome ou FireFox).

Les 15 pays ennemis d'internet

Gros plan sur la censure

Ouzbékistan

La mort du président Islam Karimov, en août 2016, n’a pour l’heure rien changé au contrôle absolu qu’exerce le régime ouzbek sur Internet. Depuis la répression dans le sang des émeutes d’Andijan en 2005, il s’est progressivement doté de structures institutionnelles, d’instruments législatifs et de technologies d’avant-garde pour s’assurer que la Toile ne mette pas son pouvoir en péril. Depuis 2011, les fournisseurs d’accès privés passent tous par la compagnie d’Etat Uztelecom pour accéder à Internet, ce qui simplifie encore la procédure de blocage des sites internet. La plupart des sites d’information indépendants, d’opposition ou de défense des droits de l’homme sont inaccessibles dans le pays et n’apparaissent pas dans le moteur de recherche national www.uz. L’accès aux outils de contournement de la censure est lui aussi de plus en plus largement entravé. La Commission d’experts sur l’information et les communications de masse traque en permanence de potentiels contenus à l’influence “négative ou destructrice”. Mais lorsqu’elles veulent faire taire blogueurs ou journalistes en ligne, les autorités ne s’embarrassent pas de procès dans les formes : plusieurs croupissent en prison, dans des conditions effroyables, sous des accusations montées de toutes pièces de “trafic de drogue” ou de “corruption”. En décembre 2014, le site d’information de référence Uznews.net a été contraint de fermer après que la messagerie électronique de sa rédactrice en chef a été piratée.

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au Classement mondial de la liberté de la presse 2017
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Site débloqué par RSF