En Arabie saoudite, où la parole libre n’existe pas, les journalistes qui tiennent des porpos critiques sont sévèrement réprimés par les autorités. L’organisation saoudienne de défense des droits humains ALQST (Justice/Droiture en arabe), créée le 1er août 2014, a pour but de documenter et dénoncer les violations commises dans le pays par le pouvoir.


Cette organisation basée à Londres, en Angleterre, possède une équipe sur le terrain qui s’occupe de collecter des informations auprès des victimes et qui travaille de manière anonyme pour des raisons de sécurité. Selon le président de l’organisation, Yahya Assiri, le site d’ALQST est bloqué en Arabie saoudite depuis le 27 septembre 2015 à la suite d’une publication sur la distinction à faire entre les réfugiés et les immigrés dans le pays, lorsque le pays se vante d’accueillir des “Syriens” depuis 2011 alors qu’en fait ils n’accueillent pas de réfugiés. L’ONG demandait notamment dans cette publication aux autorités saoudiennes de signer la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Le journal panarabe NoonPost s’est vu lui également bloqué à l’intérieur du pays à la suite d’un article publié début octobre 2015 à ce sujet. Le blocage d’ALQST n’a toutefois jamais été annoncé par le gouvernement et a été découvert par les internautes.