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15 avril 2014 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Une journaliste relâchée au bout de huit jours de séquestration


Reporters sans frontières a appris avec un grand soulagement la libération le 14 avril 2014, de Nairobi Pinto, responsable des bureaux délocalisés de Globovisión enlevée par un groupe d’hommes non identifiés le 6 avril 2014. Lors d’une conférence de presse tenue quelques instants après sa libération, elle a affirmé dans n’avoir subi aucun mauvais traitement. La journaliste a tenu à remercier la communauté médiatique locale et internationale pour avoir rendu l’affaire publique, ce qui selon elle a pu avoir un effet de pression sur ses ravisseurs. “Cette libération constitue un réel soulagement. Nous espérons que l’enquête en cours aboutira au plus vite et permettra de faire toute la lumière sur ce crime”, a déclaré Camille Soulier, responsable du bureau Amériques de Reporters sans frontières. Les yeux bandés toute la durée de sa séquestration, Nairobi Pinto n’a pas été en mesure de dénombrer les auteurs de l’enlèvement. “Ils m’ont toujours bien traitée sans jamais poser la main sur moi. Ils m’ont alimentée et n’ont jamais parlé en ma présence. Les nouvelles me parvenaient régulièrement”, a-t-elle ajouté. Le cas fait actuellement l’objet d’une enquête menée par une commission spéciale de la police judiciaire. _______________ 09.04.2014 : Une journaliste enlevée au Venezuela introuvable depuis trois jours Reporters sans frontières s’inquiète du sort de Nairobi Pinto, directrice des bureaux délocalisés de la chaîne nationale d’informations Globovisión, disparue depuis le 6 avril 2014. La sœur de la journaliste a assisté à son enlèvement par deux individus masqués, devant son domicile près de Caracas. Les ravisseurs ne sont pas entrés en contact avec la famille de la journaliste à ce jour. “Dans le contexte particulièrement sensible que connaît actuellement le Venezuela, les journalistes sont en première ligne et subissent la répression policière tout comme la colère populaire. Nous demandons que la lumière soit faite au plus vite sur cet enlèvement et rappelons que le mobile professionnel ne doit pas être écarté d’emblée”, déclare Camille Soulier, responsable du bureau Amériques de Reporters sans frontières. Miguel Rodríguez le ministre de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix s’est exprimé sur l’affaire le 8 avril 2014, en émettant l’hypothèse que l’enlèvement avait été commis par des membres de partis de l’opposition. Plusieurs médias ont soulevé le fait que cet enlèvement pouvait avoir un lien avec l’activité contestataire d’une proche de la journaliste, engagée aux côtés d’un parti de l’opposition. Toutefois, la commission d’enquête a fait remarquer que l’enquête n’a à ce jour permis de déceler aucun mobile quant à cette agression. Le Venezuela occupe la 116e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2014 publié par Reporters sans frontières.