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27 septembre 2004 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Un photographe blessé par les forces de l'ordre


Georges Bartoli, photographe pigiste pour l'agence de presse Reuters, a été blessé aux jambes par des éclats de grenade, le 25 septembre 2004, alors qu'il couvrait une manifestation de militants anti-OGM dans la Vienne. « Nous vous demandons de mener une enquête afin de déterminer les circonstances qui ont conduit les forces de l'ordre à lancer une grenade en direction de ce photographe », a déclaré Reporters sans frontières dans un courrier adressé au préfet de la Vienne, Bernard Prévost. « Le fait qu'il était clairement identifiable comme photographe, portant un brassard de presse et deux appareils photo autour du cou, et qu'il se tenait à distance des manifestants, laisse craindre que le journaliste ait été intentionnellement visé. Dans ce cas, des sanctions exemplaires s'imposeraient », a ajouté Reporters sans frontières. Des heurts, qui ont fait une quinzaine de blessés, ont opposé les forces de l'ordre à des « faucheurs volontaires » venus détruire une parcelle de maïs OGM à Valdivienne, le 25 septembre. Georges Bartoli a affirmé qu'il se tenait seul, à l'écart des manifestants, à quelques mètres des forces de l'ordre, clairement identifiable comme journaliste, quand une grenade assourdissante a été lancée dans sa direction. Le photographe a été hospitalisé suite à des blessures superficielles aux jambes. Par ailleurs, Alain Darrigrand, journaliste reporter d'images pour France 2, et Christophe Garnier, de LCI et TF1, ont affirmé avoir été délibérément pris pour cibles par les forces de l'ordre. Alors qu'ils filmaient la manifestation depuis un endroit où ils étaient seuls, et aisément identifiables grâce à leurs caméras, les forces de l'ordre ont lancé, à un mètre d'eux, des bombes lacrymogènes et une grenade assourdissante. « Cet acte nous visait en tant que journalistes pour nous empêcher de tourner des images, au plus fort de la manifestation. Cela a parfaitement fonctionné puisque nous avons été dans l'incapacité d'exercer notre métier dans les minutes qui ont suivi cette agression », ont déclaré les reporters dans un communiqué commun.