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25 avril 2006 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Un journaliste passé à tabac par la garde présidentielle


Reporters sans frontières dénonce la violente agression dont a été victime un journaliste de Radio Okapi, une station gérée par la fondation suisse Hirondelle et la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC), le 24 avril 2006. Celui-ci a été roué de coups par plusieurs militaires de la garde présidentielle à Kisangani (Nord-Est). “Dans le contexte actuel, ce type d'incident ne peut pas rester sans réponse. Il est inacceptable que la garde présidentielle se sente en mesure de frapper un journaliste en toute impunité, d'autant que Radio Okapi joue un rôle déterminant dans l'information des Congolais et dans la pacification du pays. La hiérarchie du capitaine impliqué dans cette affaire doit prendre des mesures disciplinaires et présenter ses excuses à la victime, a déclaré Reporters sans frontières.” Le journaliste Anselme Masua avait été envoyé par son employeur couvrir le début du recensement des troupes de l'unité attachée à la présidence de la République appelée “Garde républicaine”. Ces troupes doivent être réformées avant d'intégrer la nouvelle armée nationale congolaise. Clairement identifié comme un journaliste de Radio Okapi, Anselme Masua a été insulté, ainsi que sa radio et la MONUC, dès son entrée dans le camp par “capitaine Jules”, le responsable du détachement de la Garde républicaine. Ses hommes l'ont alors frappé sur le crâne et dans le dos à plusieurs reprises. Le journaliste a ensuite été raccompagné par le capitaine lui-même à son bureau, au siège de la MONUC.