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27 mars 2003 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Un journaliste disparu retrouvé mort


La police a déclaré avoir retrouvé le corps de Iosif Costinas, journaliste d'investigation du quotidien Timisoara disparu le 8 juin 2002. Découvert dans une forêt à 25 km de Timisoara le 21 mars, son squelette a pu être identifié grâce à des radiographies dentaires et à la reconnaissance de ses vêtements et affaires personnelles par sa mère. La cause du décès n'a pas encore été déterminée. ______ 14.08.2002 - Où est Iosif Costinas ?   Reporters sans frontières s'inquiète de la disparition, le 8 juin 2002, de Iosif Costinas, journaliste d'investigation du quotidien Timisoara. "Iosif Costinas a disparu depuis plus de deux mois sans laisser de trace alors qu'il travaillait sur un livre au sujet très sensible. Sans émettre de conclusion hâtive sur les motifs de sa disparition, nous craignons qu'elle ne soit liée à ses activités professionnelles", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation, dans un courrier adressé à Ioan Rus, ministre de l'Intérieur. "Nous vous demandons de mettre tout les moyens en œuvre pour retrouver Iosif Costinas, et de ne pas exclure la piste professionnelle", a ajouté Robert Ménard. Iosif Costinas, 62 ans, journaliste d'investigation pour le quotidien Timisoara dans la ville du même nom, a été vu pour la dernière fois à Timisoara le 8 juin 2002. Il n'a ni appelé ni rendu visite à sa mère à l'hôpital comme prévu, alors qu'il lui était très attaché. Deux personnes ont déclaré l'avoir aperçu dans les rues de la ville après cette date, mais l'information semble peu crédible puisqu'il n'a pris contact avec aucun de ses proches. La police a ouvert une enquête poussée dans les environs de Timisoara, sans résultat. D'après Flavius Donca, chef de la rubrique politique du journal, Iosif Costinas se montrait très critique envers le gouvernement actuel et préparait un livre sur la mafia de Timisoara. Il avait enquêté sur des sujets sensibles comme les assassinats non élucidés pendant la révolte anticommuniste de 1989 et la présence actuelle d'anciens membres de la Securitate (police secrète communiste) à des postes de responsabilité.