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26 juin 2006 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Un journaliste de Kamako libéré après 48 heures au cachot pour avoir déplu au chef de la police


Gaston Ngalamulume, journaliste de la station privée Radio Etoile, émettant à Kamako (Kasaï Occidental, centre), illégalement détenu au commissariat de la ville depuis le 22 juin 2006 sur ordre du chef de la police locale, a été libéré le 24 juin, a appris Reporters sans frontières. Aucune procédure judiciaire n'a été engagée contre lui. --------- 23.06.2006 - Un journaliste jeté au cachot par un chef de la police du Kasaï Occidental Reporters sans frontières exige la libération de Gaston Ngalamulume, journaliste de la station privée Radio Etoile, émettant à Kamako (Kasai Occidental, centre), violenté et illégalement détenu au commissariat de la ville depuis le 22 juin 2006 sur ordre du chef de la police locale. “C'est la seconde fois en un mois qu'un journaliste est livré aux caprices d'un chef de la police locale. Les potentats de province ne doivent pas être autorisés à faire règner leur loi personnelle. Dans ce cas précis, les règles de l'Etat de droit doivent être rappelées à l'adjudant Kabutakapu et le journaliste Gaston Ngalamulume doit être extrait du cachot où il est détenu, en dehors de toute procédure légale“, a déclaré Reporters sans frontières. Gaston Ngalamulume, accompagné d'Emmanuel Muela, directeur de Radio Etoile, ont été convoqués au commissariat le lendemain de la diffusion, dans la soirée du 21 juin, d'une pièce de théâtre radiophonique mettant en scène le récit d'un femme violée par un officier de police. Scandalisé par ce divertissement “visant à discréditer la police”, selon lui, le commandant de la police locale, l'adjudant Médard Kabutakapu, a ordonné à ses hommes de passer le journaliste à tabac. Il l'a ensuite fait incarcérer dans le cachot du commissariat. Gaston Ngalamulume est également l'un des responsables de la troupe de théâtre.