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28 février 2002 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Suites de l'occupation des locaux de l'Office du tourisme de Tunisie à Paris : Verdict le 7 mars


Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, était poursuivi pour "violences en réunion" par une employée de l'Office du tourisme de Tunisie à Paris. Des militants de l'organisation avaient occupé en juin 2001 les locaux de l'Office pour protester contre l'emprisonnement d'une journaliste tunisienne.
   Suite à l'occupation par RSF de l'Office du tourisme de Tunisie à Paris les 28 et 29 juin 2001, à l'issue de laquelle une employée de l'Office avait porté plainte contre Robert Ménard pour "violences en réunion", le tribunal de grande instance de Paris a mis, le 28 février, le jugement en délibéré au 7 mars 2002. Robert Ménard s'est présenté le 28 février 2002 à 9 heures devant la 28e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. Il était poursuivi par Samia Ayari Mattei, secrétaire de direction au sein de l'Office de tourisme de Tunisie à Paris, pour "violences en réunion", ayant entraîné un arrêt de travail de six jours. Une plainte avait été déposée le 30 juin 2001 à l'issue de deux jours d'occupation des locaux administratifs de l'Office du tourisme de Tunisie à Paris par des membres de Reporters sans frontières.  Ces derniers avaient occupé ces locaux pour protester contre l'arrestation de la journaliste tunisienne, Sihem Bensedrine, le 26 juin 2001. A l'issue de l'audience, Maître Jean Martin, avocat de Robert Ménard, a fait part de son étonnement de ce que le tribunal n'ait pas accepté de se donner les moyens de rechercher la vérité en refusant de faire entendre les témoins et en refusant de visionner une cassette qui filme les faits et qui contredit les accusations. Pour Robert Ménard : "Il ne fait aucun doute que c'est l'Etat tunisien qui est derrière cette plainte. Cette dernière s'inscrit, par ailleurs, dans le cadre d'une campagne de presse contre moi, orchestrée par le régime de Monsieur Ben Ali". Dans un éditorial publié le 4 février 2002, dans le quotidien gouvernemental La Presse, le directeur du journal avait notamment qualifié le secrétaire général de RSF de "pervers notoire", "défenseur de la pédophilie" ou encore de "fils de l'OAS, dont les mains sont pleines de sang algérien".