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14 mai 2008 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Six à neuf mois de prison pour les collaborateurs d'une radio d'opposition


Les trois collaborateurs de la radio d'opposition Nouvel Horizon ont été reconnus "coupables d'infractions terroristes", le 13 mai 2008, par un tribunal d'Hô Chi Minh-Ville et condamnés à des peines de prison allant de six à neuf mois. L'Américain, Nguyen Quoc Quan, 55 ans, a été condamné à six mois de détention et doit être expulsé à l'issue de sa peine. En prison depuis le 17 novembre 2007, il devrait quitter le territoire vietnamien dans les prochains jours, puisqu'il aura effectué l'essentiel de sa peine. Nguyen The Vu, 31 ans, a été condamné à 5 mois et 26 jours ce qui lui a permis d'être libéré le jour même de l'énoncé du verdict. Le troisième, Nguyen Hai, 57 ans, aussi connu sous le nom de Somsak Khunmy, a été condamné à 9 mois de détention. ----------------------------------------- 12.05.2008 - Procès des membres du parti démocratique Viet Tan, à Hô Chi Minh-Ville, le 13 mai 2008 Reporters sans frontières appelle la justice vietnamienne à la clémence dans l'affaire des collaborateurs de la radio d'opposition Nouvel Horizon, accusés de "terrorisme" par les autorités, suite à la tenue d'une réunion en faveur de la démocratie, le 17 novembre 2007, à Hô Chi Minh-Ville. Parmi les personnes interpellées dans le cadre de cette affaire, seuls les ressortissants étrangers ont recouvré la liberté, sans qu'aucun jugement ne soit prononcé. Le 13 mai 2008, les trois personnes encore incarcérées devraient être jugées par le tribunal de Hô Chi Minh-Ville. Les inculpés, Somsak Khunmy, citoyen thaïlandais et collaborateur de la radio Nouvel Horizon, Nguyen The Vu, commercial résidant à Hô Chi Minh-Ville, ainsi que Nguyen Quoc Quan, citoyen américain, sont détenus depuis six mois à la prison de Hô Chi Minh-Ville, sans véritable charge à leur encontre. Leurs proches ont rapporté que leur état de santé était altéré du fait du laxisme des autorités carcérales. Alors que le procès s'annonce, les partisans démocrates vietnamiens reçoivent l'appui de différentes associations, auxquelles se rallie Reporters sans Frontières. "Il serait choquant que les personnes asiatiques, de nationalités vietnamienne et thaïlandaise, soient condamnées alors que les autres personnes impliquées - une Française et un couple américain - ont retrouvé la liberté. Cette justice appliquant deux poids deux mesures serait déplorable. De ce fait, nous demandons leur acquittement", a déclaré l'organisation.