Actualités

22 mai 2013 - Mis à jour le 20 janvier 2016

RSF exhorte la police à arrêter les coupables de l’assassinat de trois employés d’un journal


Le 19 mai 2013, deux individus inconnus se sont introduits dans les locaux du quotidien local Dainik Ganadoot, basé à Agartala (capitale de l’Etat de Tripura), dans le nord-est de l’Inde. Trois employés du journal, Ranjit Chowdhury, Sujit Bhattacharya et Balaram Ghosh, ont été poignardés à mort. “Reporters sans frontières est profondément choquée et révoltée par ce triple assassinat, qui vise directement des professionnels de l’information. Nous réclamons la mise en place immédiate de mesures de protection physiques pour les collègues et l’entourage des victimes”, a déclaré Reporters sans frontières. “Nous appelons les autorités et la police à poursuivre leur enquête afin d’identifier rapidement les commanditaires et exécuteurs de ces odieux assassinats, et de les traduire en justice dans les plus brefs délais”, a ajouté l’organisation. Selon la police, les deux assaillants se seraient introduits dans les locaux du quotidien en langue bengalie Dainik Ganadoot vers 15 heures. Après avoir poignardé le correcteur d’épreuves Sujit Bhattacharya et le chauffeur Balaram Ghosh, ils seraient montés à l’étage, où ils s’en seraient pris au responsable du bureau, Ranjit Chowdhury. Les assassins n’ont pas encore été arrêtés par la police, et aucune mesure de protection particulière n’a été prévue pour les familles des victimes, qui craignent pour leur sécurité. Selon le Times of India, trois individus inconnus se seraient introduits, le 20 mai 2013, au domicile de Bina Chowdhury, veuve du responsable du bureau du Dainik Ganadoot, tout en refusant de décliner leur identité. Le lendemain, à nouveau, deux jeunes inconnus, sont venus “enquêter”. Le propriétaire du quotidien ciblé, Sushil Chowdhury, a annoncé une indemnisation de 100 000 roupies (environ 1 400 euros) pour chaque famille de victime, et en offre un million de récompense à quiconque fournira des informations sur les meurtriers. Pour protester contre ce triple assassinat, un bandh de 12 heures (grève générale décrétée par un parti politique) a eu lieu à Agartala le 21 mai 2013, à l’appel de l’opposition. Le Parti communiste indien marxiste (CPI-M), majoritaire au Tripura, ne s’y est pas opposé. Photo : tripura4u.com