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19 décembre 2018 - Mis à jour le 12 février 2019

RSF et HWR appellent le gouvernement émirati à libérer immédiatement le journaliste jordanien Tayseer al Najjar

(c) Die Welt
Dans une lettre commune, Reporters sans frontières (RSF) et Human Rights Watch (HRW) demandent au gouvernement émirati de libérer le journaliste jordanien Tayseer al Najjar, qui a purgé sa peine mais qui reste emprisonné faute de pouvoir s’acquitter d’une amende.

Depuis une semaine, le journaliste jordanien Tayseer al Najjar devrait être libre.  Depuis le 13 décembre 2018, le collaborateur du journal émirati Dar a fini, en principe, de purger une peine de trois ans de prison, écopée pour des publications et des posts Facebook qui avaient été jugés dommageables au ‘prestige et à la réputation de l’Etat’ en vertu de l’article 29 de la loi anti cybercriminalité. Mais le journaliste avait également été condamné à une amende de plus de 115 000 euros, qu’il n’est pas en mesure d’acquitter. Faute de pouvoir le faire, la loi prévoit que Tayseer al Najjar reste encore six mois derrière les barreaux. RSF et l’organisation HRW écrivent au ministre des Affaires étrangères émirati pour demander l’annulation de cette amende.

 

Tayseer al Najjar, qui est de nationalité jordanienne, travaillait aux Emirats Arabes unis depuis le mois d’avril 2015. Il a été arrêté en décembre 2015, alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays. Ses droits à la défense ont été bafoués :  le journaliste n’a pas eu accès à un avocat pendant plus d’un an et sa famille n’a pas été informée du lieu de sa détention après son arrestation.

 

A ce jour, au moins trois journalistes, professionnels ou non, sont emprisonnés pour leur travail aux Emirats Arabes Unis. Le pays figure à la 128ème place du Classement 2018 sur la liberté de la presse établi par RSF.

 

La lettre conjointe, dans sa version originale en arabe est consultable ci-dessous.