Actualités

11 mars 2016 - Mis à jour le 21 mars 2016

RSF dénonce l’agression de deux journalistes libyens


Reporters Sans Frontières (RSF) condamne l’agression mercredi de deux journalistes libyens par des agents de forces spéciales italiennes, à l’aéroport de Miitiga de Tripoli.
Alors qu’ils couvraient le rapatriement des dépouilles de deux otages italiens tués en Libye, les correspondants de l’Associated Press Mohamad Ben Khalifa et de Reuters Hani Amara, ont été agressés physiquement et verbalement par les agents d’une unité spéciale italienne ce 9 mars à Tripoli. Hani Amara a été violemment frappé au visage. Mohamad Ben Khalifa a quant à lui été la cible de plusieurs insultes. “L’agression de Mohamed et de Hani et le blocage de l’accès à l’information exercé par ces autorités italiennes sont inacceptables, déclare Yasmine Kacha, responsable du bureau Afrique du Nord de RSF. Les journalistes libyens continuent de faire les frais de la violence qui sévit dans le pays alors qu’ils sont un vecteur essentiel d’apaisement ”. Depuis la chute du régime de Khadafi en 2011, la Libye dont deux entités (l’une basée à Tobrouk l’autre à Tripoli) se disputent l’autorité, voit sa situation sécuritaire se dégrader créant ainsi un climat de tension et d’insécurité peu favorable à la pratique du journalisme. Le processus de sortie de crise politique via la formation d’un nouveau gouvernement sous l’égide de l’ONU annoncé le 17 décembre 2015 n’a à ce jour pas encore abouti. La Libye figure à la 154e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse établi en 2015 par RSF.