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18 janvier 2017 - Mis à jour le 19 janvier 2017

RSF demande l’abandon des charges à l’encontre du journaliste monténégrin Jovo Martinovic

Accusé d’appartenir à un réseau de trafic de drogue par la justice de son pays, ce qu’il réfute, Jovo Martinovic comparaîtra ce jeudi 19 janvier devant le Tribunal de Podgorica. Reporters sans frontières (RSF) appelle les autorités à abandonner les charges portées à l’encontre du journaliste.

Ce jeudi 19 janvier, le journaliste d’investigation monténégrin Jovo Martinovic, qui clame son innocence depuis son arrestation, comparaîtra une nouvelle fois devant le Tribunal de Podgorica, la capitale du Monténégro.


Il a été libéré le 4 janvier dernier au lendemain de la troisième audience, après 15 mois de détention.


Spécialiste du grand banditisme dans l’ouest des Balkans et collaborateur de nombreux médias internationaux dont The Economist, The Financial Times, et l’agence CAPA presse, Jovo Martinovic a été arrêté le 22 octobre 2015 avec 17 autres suspects accusés d’appartenir à un réseau de trafic de drogue connu sous le nom de “Pink Panthers”.


Il encourt jusqu’à 10 ans de prison pour les faits qui lui sont reprochés.


Fidèle à sa position depuis son arrestation, Jovo Martinovic a toujours affirmé son innocence, répétant que ses liens avec le crime organisé étaient uniquement liés à son activité professionnelle.


Le principal accusé dans cette affaire de trafic de drogue, un ancien membre des "Pink Panthers" a plaidé coupable dès l’ouverture du procès et disculpé Jovo Martinovic devant le juge. Reporters sans frontières demande aujourd’hui au tribunal d’abandonner la totalité des charges contre le journaliste et de mettre un terme à son procès, déclare Pauline Adès-Mével, responsable du bureau UE-Balkans de Reporters sans frontières (RSF).


Le Monténégro occupe la 106ème place sur 180 pays au classement mondial 2016 de la liberté de la presse établi par RSF.