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3 janvier 2003 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Reporters sans frontières demande à Jacques Chirac de plaider pour le respect de la liberté de la presse au Liban


A l'occasion de la rencontre prévue le 4 janvier 2003 à Paris entre MM. Rafic Hariri, Premier ministre libanais, et Jacques Chirac, Président de la République française, Reporters sans frontières s'est inquiétée de la dégradation de la liberté de la presse au Liban tout au long de l'année 2002. Dans une lettre adressée au président Jacques Chirac, le 3 janvier 2003, l'organisation a demandé que la France œuvre pour un plus grand respect de la liberté des médias au Liban. "Si les principes d'indépendance et de pluralisme des médias devaient être plus longtemps bafoués, les autorités libanaises ne pourraient bientôt plus s'enorgueillir de la spécificité libérale du Liban au sein du monde arabe", a écrit Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation. "La dernière entorse à la liberté de la presse est l'interdiction faite à la chaîne privée libanaise New Television (NTV), sous la pression du pouvoir saoudien, le 1er janvier 2003, de diffuser une émission sur l'Arabie saoudite. Comme pour la fermeture définitive de la chaîne privée Murr Television (MTV), prononcée par la cour d'appel du tribunal des imprimés le 27 décembre 2002, les autorités libanaises ont habillé cette mesure sous les apparences d'une décision de justice, l'ordre de fermeture. Pour empêcher la diffusion de cette émission vers le monde arabe et à la demande du Premier ministre libanais, le ministère des Télécommunications a coupé le relais qui assure la diffusion par satellite de la NTV. Une telle méthode est révélatrice de la véritable nature liberticide de cette mesure", a-t-il ajouté.