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4 août 2004 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Réouverture du bureau de RFI à Dakar


Le 4 août 2004, la direction de Radio France Internationale a annoncé la réouverture de son bureau à Dakar, sous la direction d'un nouvel envoyé spécial permanent, Christophe Champin. Les locaux de RFI étaient fermés depuis le 24 octobre 2003, suite à l'expulsion de sa correspondante permanente, Sophie Malibeaux. Les autorités lui avaient reproché une couverture "tendancieuse" de la crise en Casamance, région où sévit depuis plus de vingt ans une rébellion indépendantiste. Le président Abdoulaye Wade avait notamment déclaré à l'époque que la journaliste de RFI avait "soutenu objectivement la tentative de sabotage qui heureusement n'a pas fonctionné" en tendant son micro "à un révolutionnaire en hôtel" qui appelait au boycott des négociations de paix. ---------------------------------------- 23.10.2003 La correspondante de RFI expulsée Sophie Malibeaux, correspondante de Radio France Internationale (RFI) à Dakar, est sous le coup d'un arrêté d'expulsion depuis le 7 octobre. La journaliste doit quitter le pays dans les prochaines heures. "Nous nous étonnons de cette mesure prise par les autorités sénégalaises. Ce pays était depuis quelques années un exemple à suivre en terme de liberté de la presse. La situation commence à se dégrader d'une manière inquiétante", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, dans un courrier adressé au président de la République, Abdoulaye Wade. "Nous demandons aux autorités d'annuler la mesure d'expulsion prise contre la correspondante de RFI et de lui permettre d'exercer son activité en toute liberté au Sénégal", a-t-il ajouté. Le 7 octobre 2003, Sophie Malibeaux avait été interpellée à Ziguinchor, dans le sud du pays, et transférée en avion à Dakar. Le ministère de l'Intérieur lui avait alors signifié son expulsion du pays. La journaliste de RFI avait finalement été libérée alors qu'elle s'apprêtait à pénétrer dans la salle d'embarquement de l'aéroport de Dakar. Depuis, l'arrêté d'expulsion n'avait pas été annulé et la journaliste est finalement contrainte de quitter le pays, ne pouvant plus exercer son métier. Les autorités ont officiellement reproché à la journaliste sa couverture "tendancieuse" de la crise en Casamance, région où sévit depuis plus de vingt ans une rébellion indépendantiste. Le 12 octobre, plusieurs organisations locales de journalistes avaient exprimé leur soutien à Sophie Malibeaux et dénoncé une "escalade dans les atteintes à la liberté de la presse au Sénégal".