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17 juin 2019

Récit de la répression contre la liberté de l'information en Iran depuis le 1er janvier 2019

17.06.2019 – arrestation d’un photojournaliste dans le sud du pays

Reporters sans frontières (RSF) a appris le transfert, le 3 juin 2019, du photojournaliste  Milad Bahri,  à la prison de Sheiban située dans la ville d'Ahvaz (Sud du pays). Arrêté le 15 mai par les agents du ministère des renseignements dans la ville de Shadegan, il a été détenu et interrogé dans le centre de détention des renseignements de la ville. La famille n’a toujours pas été informée des motifs de son arrestation et de sa détention. Depuis le 22 mars 2019, suite à des inondations d’une ampleur inédite, plusieurs journalistes et journalistes citoyens ont été arrêtés notamment dans le sud du pays. Selon ses proches, Milad Bahri était très actif dans les zones inondées.

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03.06.2019 - Le journaliste Massoud Kazami condamné à deux ans de prison ferme.

Reporters sans frontières (RSF) condamne fermement la condamnation du journaliste indépendant et ancien journaliste du quotidien Shargh, Massoud Kazami, à un total de quatre ans et demi de prison ainsi que deux ans d’interdiction d’activité médiatique. Le journaliste a été condamné à deux ans de prison pour “insulte envers le guide guide suprême Ali Khamenei », deux autres années pour «publication de fausses informations» et six mois pour «insulte envers des responsables du régime».  (lire ci-dessous l’information en date du 22.5.2019) En application de l’article 134 du code pénal islamique, qui préconise qu’un accusé condamné pour plusieurs délits ou crimes ne purge que la peine principale, il devra purger deux ans de prison ferme. Son avocat a annoncé avoir fait appel de cette condamnation.

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22.05.2019 - Le journaliste Massoud Kazami arrêté 

Reporters sans frontières (RSF) condamne l’arrestation le 22 mai 2019 de Massoud Kazami, ancien journaliste du quotidien Shargh après son procès devant  la 28e chambre des tribunaux de la révolution de Téhéran.  Selon son avocat, Ali Mojtahedzadeh, le journaliste a été mis en examen pour deux nouveaux chefs d’accusation « propagande contre le régime » et « réunion et complot contre le régime”   Massoud Kazami a régulièrement publié des tweets critiques à l’endroit des responsables politiques des différentes factions du régime.

Par ailleurs, emprisonnés depuis janvier 2019, les trois journalistes-citoyens membres de la rédaction du journal étudiant Game, Amir Hossein Mohammadi Far, Sanaz Allahyari et Amir Amirgholi, sont toujours en attente de leur jugement.  La 7e chambre du parquet d’Evin a annoncé qu’ils n’ont pas reçu le dossier du ministère des renseignements ce qui empêche le traitement du dossier.   Entre temps, ils ont été transférés le 28 avril dernier à la prison d’Evin.(lire ci-dessous l’information 15.1.2019)

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16.05.2019 - Perquisition au siège du mensuel Iran Farda 

Le 12 mai 2019, les agents du ministère des renseignements iraniens ont effectué une perquisition au siège du mensuel Iran Farda confisquant les disques durs, les ordinateurs et les manuscrits du journal.

Son rédacteur en chef, Kayvan Samimi Behbahani, avait été arrêté le 1er mai 2019 pendant le rassemblement organisé par les syndicats indépendants des ouvriers devant le parlement iranien. Ni les motifs ou le lieu de détention de ce journaliste et de sa consœur Marzieh Amiri, arrêtée le même jour, (lire ci-dessous l’information 6.5.2019) n’ont été communiqués.

Reporters sans frontières (RSF) rappelle que les détentions arbitraires dans un lieu secret, constituent une atteinte flagrante aux article 3 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, aux articles 9 et 11 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi qu’une violation grave des articles 32 et 39 de la Constitution iranienne.

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14.05.2019 – Confirmation de la condamnation d’Hengameh Shahidi à 12 ans et 9 mois de prison

Reporters sans frontières (RSF) condamne fermement la confirmation de la condamnation de la journaliste et directrice du blog Paineveste, Hengameh Shahidi, à douze ans et neuf mois de prison ferme par la 36e chambre du tribunal d’appel de Téhéran. Elle avait été condamnée le 1 décembre 2018 à l’issue d’un procès à huis clos, pour ses révélations sur l’injustice qui règne au sein du système judiciaire iranien et ses critiques envers le chef du pouvoir judiciaire, Sadegh Amoli Larijan. Sa peine de prison a été assortie d'une interdiction de rejoindre des groupes politiques, d'exercer des activités en ligne ou une activité en lien avec les médias et de quitter le pays. Hengameh Shahidi a été arrêtée le 25 juin 2018, alors qu’elle sortait de l'hôpital et se trouve depuis détenue à l’isolement, privée de ses droits élémentaires.

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13.06.2019 – Suspension d’un hebdomadaire  et interpellation d’un journaliste

L’hebdomadaire réformateur Seda (“La Voix” en persan) a été suspendu le 11 mai 2019, sur décision de la 5e chambre du parquet des Médias et de la Culture de Téhéran. Les raisons de cette décision n’ont pas été officiellement annoncées et la rédaction a été informée de la suspension par un simple appel téléphonique. La Une du dernier numéro de Seda était consacrée au « choix entre la guerre et la paix » et les tensions entre l’Iran et les États-Unis et les voix possibles de négociations, ce que ne tolère pas le régime.

Le journaliste de Seda et du mensuel Indisheh Poya, Ali Mlihi, a par ailleurs été arrêté le 12 mai à son domicile par des agents du parquet des Médias et de la Culture de Téhéran, avant d’être libéré quelques heures plus tard, après avoir versé une caution en attendant son jugement. Le journaliste avait dénoncé dans un tweet la suspension de l’hebdomadaire Seda  “parce qu’il avait averti du danger d’une guerre et la nécessité de négocier”.

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6.05.2019 - Arrestation arbitraire de deux journalistes

Reporters sans frontières (RSF) condamne fermement l’arrestation le 1er mai 2019 à Téhéran du rédacteur en chef de mensuel Iran Farda, Kayvan Samimi Behbahani, et de la journaliste du quotidien Shargh, Marzieh Amiri.

Le premier, qui est également président de l'association pour la défense de la liberté de la presse en Iran, a été arrêté par les forces de sécurité et des renseignements pendant le rassemblement organisé par les syndicats indépendants des ouvriers devant le parlement iranien. Marzieh Amiri a pour sa part été arrêtée quelques heures plus tard devant le poste de la police des services du Renseignement, avenue Vozara à Téhéran alors qu’elle était en train de travailler.

Malgré la libération sous caution de plusieurs manifestants et une demande de caution pour Kayvan Samimi Behbahani, les deux journalistes sont toujours en détention dans la section sécurité 209 de la prison d’Evin.  

Kayvan Samimi Behbahani avait déjà été arrêté en juin 2009, et condamné le 2 février 2010 à six ans de prison ferme pour “publication de fausses informations dans le but de jeter le trouble dans l’opinion publique” et “action contre la sécurité nationale” avant d’être libéré le le 16 mai 2015.

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24.01.2019 – Libération de deux journalistes-citoyens

Reporters sans frontières (RSF) a appris la libération conditionnelle des journalistes-citoyens Alireza Tavakoli et Mohammad Mehdi Zaman Zadeh les 18 et 20 janvier 2019, après avoir purgés la moitiés de leur peine.

Arrêtés en septembre 2016, ils ont été condamnés en avril 2017 à 12 ans de la prison ferme pour “insulte envers Ali Khamenei et Rouhollah Khomeiny, le fondateur du régime », «insulte envers des sacrés de l'islam» et «propagande contre le régime». Ces condamnations ont été ultérieurement réduites en appel à cinq ans de prison. En l'application de l’article 134 du nouveau code pénal islamique, qui préconise qu’un accusé condamné pour plusieurs délits ou crimes ne purge que la peine principale, leurs condamnations a été réduite à 5 ans puis à deux ans et demi à l'occasion du nouvel an (mars 2018).

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22.01.2019 - Nouvelle arrestation d'un membre de la rédaction de Gam et l’accusation lourdes contre eux

Reporters sans frontières (RSF) a appris l'arrestation de Amir Amirgholi, un autre membre du journal étudiant Game. Cet activiste de la société civile a été arrêté avec ses collègues (voir ci-dessous l'information du 15 janvier 2019) mais son arrestation n'a pas été confirmé officiellement. Pendant plus de 48 heures, ses compte Twitter  et WhatsApp étaient activés, avant que son père annonce que “les agents du ministère des Renseignements utilisaient le compte de son fils.” Sa famille ignore les motifs et le lieu de sa détention.

Le 19 janvier 2019, la radio-télévision iranienne avait diffusé dans un documentaire les aveux de plusieurs activistes et ouvriers arrêtés à la suite de grèves à Haft-Tappeh Sugarcane, qui confessaient être en relation avec des partis d'opposition communistes à l’étranger. Le-dit “documentaire” a été diffusé dans une émission en prime time sur la 2e chaîne, réputée pour être la voix des renseignements iraniens. L’émission montrait également une réunion de la rédaction de Gam, les qualifiant de « groupe subversif ».

Quelques jours avant la diffusion du « documentaire », deux des accusés en libération provisoire, l'activiste Sepideh Gholian et l’ouvrier Esmail Bakhshi, avaient déclaré sur les réseaux sociaux avoir été torturés. Les autorités iraniennes ont formellement démenti cette information. Tous deux ont été à nouveau arrêtés violemment par les agents du ministère des Renseignements, le lendemain de la diffusion du documentaire. Leur déclaration a provoqué un tollé de réactions et, notamment une campagne sur les réseaux sociaux :  « j’ai été torturé aussi ». Plusieurs anciens prisonniers ont à leur tour confirmé avoir subi des actes de torture pendant leur détention.

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16.01.2019- Acharnement contre Narges Mohammadi

Reporters sans frontières (RSF) condamne fermement l’acharnement de la justice et de l’administration pénitentiaire de la prison d’Evin contre la journaliste et militante des droits humains Narges Mohammadi. Elle et une de ses codétenues Nazanin Zaghari-Ratcliffe  (Une Irano-Britannique détenue en Iran) ont entamé une grève de la faim le 14 janvier pour protester contre les privations de soin. Depuis qu’elle a fait part de sa décision de faire la grève de la faim, il y a maintenant deux semaines, Narges Mohammadi est privée d’appels téléphoniques. Elle ne peut notamment plus communiquer une fois par semaine avec ses enfants qui résident en exil avec leur père en France.

Emprisonnée depuis le 5 mai 2015, cette journaliste de 46 ans, également porte-parole du Centre des défenseurs des droits de l’Homme en Iran, a été condamnée à 16 ans de prison par un tribunal de Téhéran. Selon une loi adoptée à l’été 2015, un accusé condamné pour plusieurs délits ou crimes ne purge que la peine principale. La journaliste a ainsi été condamnée officiellement à 10 ans.


Selon AFP, Nazanin Zaghari-Ratcliffe employée de la Fondation Thomson Reuters, liée à l'agence de presse canado-britannique du même nom, a été arrêtée en avril 2016 à Téhéran puis condamnée en septembre de la même année à cinq ans de prison.

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15.01.2019 - Arrestation de deux journalistes-citoyens

Reporters sans frontières (RSF) a appris l’arrestation de deux journalistes-citoyens à Téhéran. Le rédacteur en chef du journal étudiant Game, Amir Hossein Mohammadi Far et Sanaz Allahyari, membre de la rédaction, ont été arrêtés à leur domicile le 9 janvier 2019 par des agents du ministère des Renseignements. Le motif de leur arrestation n'a toujours pas été officiellement notifié. Selon leur famille, ils ont été transférés vers la ville de Ahavaz (sud de pays). Selon des informations recueillies par RSF, ils ont été arrêtés comme leur collègue Assal Mohammadi pour leurs publications sur les grèves des ouvriers de Haft-Tappeh Sugarcane, qui ont réclamé des hausses de salaires pendant une vingtaine de jours devant le bureau du gouverneur à Shush (sud de pays).

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08.01.2019 - Libération provisoire d’une journaliste-citoyenne

Reporters sans frontières (RSF) a appris la libération provisoire le 5 janvier 2019, de Assal Mohammadi, étudiante à l’Université libre islamique et membre de la rédaction du journal étudiant Game. Arrêtée le 4 décembre 2018, pour ses publications sur les grèves des ouvriers de Haft-Tappeh Sugarcane qui réclamaient des hausses de salaires pendant une vingtaine de jours devant le bureau du gouverneur à Shush (sud de pays). Elle a été libérée après le versement d'une caution dans l’attente de son jugement.


Dans son bilan annuel 2018, RSF rappelle que l’Iran est l’une des 5 plus grandes prisons du monde pour les journalistes et journalistes-citoyens.

Pour plus d’information, lire : RSF saisit la Haute commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme sur le sort des journalistes iraniens détenus, privés de leurs droits


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Récit de la répression contre la liberté de l'information en Iran ( janvier - décembre 2018)

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Récit de la répression contre la liberté de l'information en Iran ( janvier - décembre 2017)

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Récit de la répression contre la liberté d’information en Iran ( janvier - décembre 2016)

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Récit de la répression contre la liberté d’information en Iran ( janvier - décembre 2015)

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Récit de la répression contre la liberté d’information en Iran ( janvier - décembre 2014)

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Récit de la répression contre la liberté d’information en Iran ( janvier - décembre 2013)

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Récit de la répression contre la liberté de l'information en Iran ( janvier - décembre 2012)

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Récit de la répression contre la liberté d’information, en Iran (janvier - décembre 2011)

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Récit des violations de la liberté de la presse en Iran (Juillet-Décembre 2010)

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Récit des violations de la liberté de la presse en Iran (Janvier- Juillet 2010)

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Récit des violations de la liberté de la presse en Iran (juin- Décembre 2009)