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26 janvier 2016 - Mis à jour le 8 mars 2016

Procès contre cinq journalistes: RSF exhorte à nouveau les autorités à abandonner toutes les poursuites pénales


Accusés d’"atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat" et "financement étrangers illégaux", cinq journalistes marocains risquent ce Mercredi 27 janvier, jusqu’à cinq an de prison pour avoir publié des articles critiquant le gouvernement. Reporters sans frontières (RSF) appelle une nouvelle fois à l’abandon des poursuites.

Reporté une première fois le 19 novembre dernier, le procès de sept activistes, dont cinq journalistes se tiendra bien ce 27 janvier au Tribunal de première instance de Rabat. Accusés sur la base du code pénal, les faits qui leur sont reprochés visent ni plus ni moins à museler la liberté de l’information et de la presse, pourtant garantie dans la Constitution marocaine de 2011.

“La poursuite pénale de ces journalistes est scandaleuse, déclare Yasmine Kacha, responsable du bureau Afrique du Nord de RSF. Si ils venaient à être condamnés, la justice marocaine contribuerait à ternir fortement l’image international du pays. Nous en appelons donc à un abandon pur et simple de ces poursuites ”.

Journalistes ou contributeurs réguliers dans des médias marocains comme Lakome2 ou Zamane, Maati Monjib, Samad Ayach, Maria Moukrim, Rachid Tarik et Hicham El Mansouri, sont tous membres de l’Association marocaine du journalisme d’investigation (AMJI). Hicham Khreibchi, connu sous le nom de Hicham Al-Miraat, est pour sa part l’ancien directeur de l’Association des droits numériques (ADN) et Mohamed Essabeur, président de l’Association marocaine pour l’éducation de la jeunesse (AMEJ).

Le Maroc figure à la 130ème place du Classement mondial 2015 de Reporters sans frontières.