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24 septembre 2002 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Nouvelle agression contre la chaîne Globovision


Reporters sans frontières dénonce la nouvelle agression dont a été victime la chaîne Globovisión à Caracas. Dans une lettre adressée à Diosdado Cabello, ministre de l'Intérieur et de la Justice, l'organisation a demandé l'ouverture d'une enquête afin que les responsables soient jugés et punis. Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, se félicite de la condamnation de cette agression par des membres du gouvernement. Il a néanmoins mis en demeure le ministre d'annoncer les mesures qu'il comptait prendre pour "mettre un terme aux agressions répétées contre les professionnels de l'Information qui mettent en danger le libre exercice du journalisme." A deux reprises déjà cette année, la chaîne avait été victime d'attaques à la grenade. Le 21 septembre 2002, huit individus armés, sympathisants présumés du président Hugo Chávez, ont agressé Rossana Rodríguez, Felipe Lugo, et Wilmer Escalona, de la chaîne Globovisión à Caracas, alors qu'ils prenaient des images sur le pont Llaguno (centre-ville). Après avoir menacé et frappé le chauffeur de l'équipe, les agresseurs ont subtilisé la caméra et endommagé le véhicule de la chaîne. L'intervention de Lina Ron, sympathisante notoire de Hugo Chávez, a permis aux journalistes de récupérer une partie de leur matériel, excepté l'enregistrement vidéo. Quelques heures après, Luis Cortez, l'un des assaillants présumés a été arrêté et transféré au tribunal. La ministre de l'information, Nora Uribe, ainsi que le vice-président José Vicente Rangel ont dénoncé cette agression. Le pont Llaguno est un lieu symbolique pour les partisans du président. Plusieurs des leurs y ont été tués lors de la tentative de coup d'Etat du 11 avril 2002.