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5 décembre 2007 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Mobilisation pour Nguyen Thi Thanh Van après une première visite consulaire


La famille de Nguyen Thi Thanh Van, son avocat et Reporters sans frontières, ont dénoncé les accusations infondées de "terrorisme" formulées par le gouvernement vietnamien contre la journaliste française. Un entretien a été demandé à ce propos au président Nicolas Sarkozy.
Le 30 novembre 2007, un représentant de l'ambassade de France a pu rendre visite à la journaliste et militante française Nguyen Thi Thanh Van dans une prison de Hô Chi Minh-Ville où elle est détenue. La rencontre s'est déroulée en présence d'un gardien. Selon le rapport du consulat, elle est calme, en bonne santé et n'a pas été maltraitée. Mais elle est très inquiète des charges de "terrorisme" qui pèsent contre elle. Nguyen Thi Thanh Van se sent "isolée". Elle n'a pas encore obtenu de réponse à sa demande de pouvoir communiquer avec sa famille et ses proches en France par voie consulaire. Ses proches ont créé un site Internet en faveur de sa libération, sur lequel on peut signer une pétition : http://www.sosthanhvan.fr ________________________________________________________ 29.11.2007 L'époux et la sœur de Nguyen Thi Thanh Van, ainsi que son avocat et le secrétaire général de Reporters sans frontières, ont tenu, dans la matinée du 29 novembre 2007, une conférence de presse à Paris pour dénoncer le sort réservé par le gouvernement vietnamien à la journaliste et militante française. "Nous sommes très inquiets pour sa santé. Et nous demandons aux autorités françaises d'obtenir au moins le droit de lui rendre une visite consulaire. Nous sommes dans une situation anormale où une Française est détenue au secret sur la base d'accusations ridicules", a expliqué son époux, Nguyen Minh Ly, informaticien français. ""Nous sommes là pour exprimer notre vive inquiétude quant au sort de Nguyen Thi Thanh Van que nous connaissons bien, a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières. Nous demandons au président Nicolas Sarkozy de nous recevoir, sa famille et Reporters sans frontières, et de mobiliser toutes les énergies pour faire libérer notre consoeur et compatriote". De son côté, sa sœur, Nguyen Thi Thanh Ha, a témoigné du caractère et des motivations de la journaliste : "C'est une personne très pacifique et humaine. Elle est passionnée par la justice, le droit et son pays. Toute la famille est choquée par les accusations de terrorisme. Nos parents, âgés de plus de 80 ans, sont traumatisés par cette détention". Son collègue, Bui Xuan Quang, a expliqué que la journaliste est une "femme sensible, intelligente et courageuse". Il a expliqué que les accusations de terrorisme, soutenues par des "preuves qui ne tiennent pas debout", visent à "salir les militants et les journalistes opposés au régime". Enfin, l'avocat de sa famille, Serge Lewisch, a dit craindre le pire, après la formulation d'accusations de terrorisme. "La visite consulaire est le minimum du minimum, et pour l'instant la France, qui entretient pourtant de bonnes relations avec le Viêt-nam, ne l'a pas obtenu", a argumenté l'avocat qui s'est dit prêt à se rendre à Hô Chi Minh-Ville. Les participants ont montré à la presse des copies des tracts et des autocollants saisis par la police lors de l'interpellation de Nguyen Thi Thanh Van et de cinq autres personnes à Hô Chi Minh-Ville (Sud). Le premier intitulé "Promouvoir la non-violence" revient sur le combat de Gandhi et d'autres personnalités internationales pour obtenir des changements démocratiques par la non violence. Le second est un simple autocollant qui fait la promotion de la station Radio Horizon pour laquelle elle travaillait. Agée de 51 ans et de nationalité française, Nguyen Thi Thanh Van est résidente à L'Haÿ les Roses, en région parisienne. Elle a été arrêtée le 17 novembre 2007 avec cinq autres personnes, alors qu'elle participait à une réunion sur la promotion de la non violence au Viêt-nam, et placée en détention à Hô Chi Minh-Ville. Elle s'était rendue au Viêt-nam pour réaliser des interviews de dissidents et de paysans. Depuis le début des années 1990, elle collabore avec les médias de la communauté vietnamienne en exil, notamment la Radio Chan Troi Moi (Nouvel Horizon - http://www.radiochantroimoi.com) qui émet vers le Viêt-nam en ondes moyennes.