Actualités

6 décembre 2002 - Mis à jour le 20 janvier 2016

L'interdiction d'un magazine littéraire levée


Début décembre, les autorités égyptiennes ont informé le distributeur du magazine Al-Adab que ce numéro pouvait être distribué en Egypte. L'Etat n'avait jamais reconnu officiellement qu'il avait censuré Al-Adab. _______________________________________________________________ 29 novembre 2002 Une revue consacrée à la censure … censurée Les autorités égyptiennes ont interdit, fin novembre, le dernier numéro du mensuel littéraire Al-Adab (voir photo de la couverture) qui était consacré à la censure dans le pays. " Les actes de censure en Egypte sont d'autant plus inquiétants qu'ils s'étendent à des domaines de plus en plus nombreux. En octobre dernier, Shohdy Surur, le webmaster de l'hebdomadaire Al-Ahram Weeky, a été condamné, en appel, à un an de prison pour avoir mis en ligne, sur wadada.net, un poème écrit par son père, Naguib Surur, trente ans auparavant. Aujourd'hui, c'est le numéro d'un magazine littéraire qui est interdit ", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières. L'organisation, qui a demandé aux autorités de lever cette interdiction, a rappelé que la Haute Cour constitutionnelle avait affirmé, en 1993, que le droit de critiquer les responsables publics faisait partie des exigences d'un régime démocratique et que l'article 4 de la loi de 1996 sur la presse interdit la censure. Le numéro de novembre de Al-Adab contenait des études et des témoignages sur la censure pratiquée dans les secteurs de la presse, du cinéma et de la production artistique. Des romanciers célèbres comme Sonallah Ibrahim ou Edouard Kharrat avaient notamment collaboré à ce numéro. Un texte de l'universitaire Nasr Hamed Abou Zeid figurait également dans cette édition. Ce dernier, qui avait été déclaré " apostat " par la Cour suprême égyptienne en 1995, est aujourd'hui exilé en Europe. " Nous condamnons cette nouvelle atteinte à la liberté de pensée et à la dignité des intellectuels et nous appelons tous les intellectuels dans le monde arabe à s'élever contre la répression ", a indiqué un communiqué de la direction du mensuel.