Actualités

14 novembre 2014 - Mis à jour le 20 janvier 2016

L’hebdomadaire Sol condamné en appel à une amende de 30 000 euros


L’hebdomadaire Sol a été condamné par la cour d’appel de Lisbonne à payer 30 000 euros en dommages et intérêts à l’ancien procureur général de la République, Fernando Pinto Monteiro.
Reporters sans frontières avait dénoncé la plainte déposée le 10 mars 2011 par le procureur général Fernando Pinto Monteiro contre l’hebdomadaire Sol, son directeur José António Saraiva et deux de ses journalistes pour atteinte à sa “crédibilité, à sa réputation et à son droit à l’image”. Les poursuites concernaient un article publié en Une de l’édition du 26 février 2010 de Sol par les journalistes Ana Paula Azevedo et Felícia Cabrita. Cet article suggérait qu’un membre du cabinet du procureur avait prévenu des personnes suspectées dans le procès “Face Oculta” qu’elles se trouvaient sur écoute. Fernando Pinto Monteiro avait demandé 360 000 euros de dommages et intérêts. L’arrêt du 30 octobre 2014 a par ailleurs confirmé la relaxe des deux journalistes. Cette affaire s’inscrit dans une série de pressions judiciaires auxquelles Sol a fait face depuis l’ouverture du procès “Face Oculta”, scandale qui a éclaté au Portugal sur des fraudes présumées dans la passation de marchés publics. Rui Pedro Soares, ancien représentant de l’État portugais au conseil d’administration de la société de télécommunications Portugal Telecom (PT) et plusieurs personnalités proches des socialistes au pouvoir ont été cités pendant l’instruction de l’affaire. Rui Pedro Soares avait ainsi obtenu une amende de 1,5 million euros contre Sol, après que l’hebdomadaire a publié des extraits d’écoutes qui, selon la justice, étaient protégées par le secret de l’instruction et violaient le secret des affaires invoqué par Pedro Soares. Cette somme avait ensuite été négociée à la baisse.