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8 janvier 2003 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Les autorités interdisent des émissions de radios en direct


Reporters sans frontières a protesté contre la décision du ministre de l'Information, Basoga Nsadhu, d'interdire les "ebimeeza", des émissions de radios diffusées en direct depuis des lieux publics. "Cette mesure n'est qu'un moyen d'empêcher la population de participer aux débats du pays et de faire entendre sa voix", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, dans un courrier adressé au ministre de l'Information. L'organisation lui a demandé de revenir sur sa décision et de permettre aux radios de continuer à organiser et diffuser des "ebimeeza". Le 2 janvier 2003, le ministre de l'Information a expliqué que les licences attribuées aux radios leur permettent d'émettre depuis des studios uniquement, et non depuis des lieux publics. Les "ebimeeza" sont nées il y a deux ans, lorsque certaines radios ont décidé d'organiser des tables rondes dans des lieux publics et de retransmettre en direct les débats. Egalement qualifiées de "parlements populaires", les "ebimeeza" sont très appréciées du public. Elles permettent à l'ensemble des Ougandais de s'exprimer en direct à l'antenne sur tous les sujets abordés, y compris les actions du gouvernement. La mesure d'interdiction concerne de nombreuses radios, parmi lesquelles Radio One, Central Broadcasting Service et Radio Simba.