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21 octobre 2002 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Le tribunal des Imprimés confirme la fermeture d'une télévision et d'une radio d'opposition


Le 21 octobre, au lendemain de la clôture du Sommet de la Francophonie dans la capitale libanaise, le tribunal des Imprimés a rejeté un recours contre la fermeture de la chaîne privée anti-syrienne Murr Television (MTV) et de la radio Mont Liban, appartenant au même groupe. "Les autorités libanaises ont attendu la fin du Sommet de la Francophonie pour que le tribunal annonce cette décision. Et ce, alors que les chefs d'Etat et de gouvernement avaient souligné, dans la déclaration de Beyrouth, "le caractère universel et indissociable de tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels". Aujourd'hui, nous ne pouvons qu'être très inquiets d'une telle mesure qui constitue clairement une volonté de museler la presse d'opposition. Par ailleurs, les médias ne devraient pas être les otages des règlements de comptes au sein de la vie politique libanaise", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation. Le 5 septembre, Reporters sans frontières s'était indignée de la violence avec laquelle les gendarmes libanais avaient exécuté la décision de fermeture de MTV ainsi que de Radio Mont Liban. Comme le prévoit l'article 68 de la loi électorale de 1996, la chambre des référés du tribunal des Imprimés avait, en effet, décidé, le 4 septembre, la fermeture de MTV et de la Radio Mont Liban, qui appartient également au groupe Murr. Ces médias avaient été condamnés pour propagande électorale illicite durant des élections législatives partielles, particulièrement houleuses, qui s'étaient déroulées en juin 2002 dans le Metn (nord de Beyrouth). La chaîne MTV avait également été sanctionnée pour avoir diffusé des propos "portant atteinte aux relations avec la Syrie et à la dignité du chef de l'Etat Emile Lahoud". Dans ce communiqué, l'organisation rappelait que l'article 68 était alors appliqué pour la première fois.