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6 avril 2006 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Le chef du gouvernement sanctionné à trois reprises depuis le début de la campagne électorale


A trois jours des élections législatives, la controverse sur la surmédiatisation du candidat de centre droit, Silvio Berlusconi, continue de plus belle. Son groupe Mediaset a écopé d'une nouvelle amende pour non-respect de la «par condicio», la loi qui régule l'équilibre des temps d'antenne entre les candidats. Reporters sans frontières se félicite de cette sanction, la troisième depuis le début de la campagne.
A quelques jours des élections législatives, la controverse sur la surmédiatisation du candidat de centre droit, Silvio Berlusconi, continue de plus belle. Silvio Berlusconi a une nouvelle fois écopé d'une amende, le 3 avril 2006, par l'intermédiaire de son groupe de télévisions privées Mediaset, pour non-respect de la «par condicio», la loi régissant l'équilibre des temps d'antenne entre les candidats. « Le chef du gouvernement a été rappelé à l'ordre plusieurs fois par le Conseil supérieur de l'audiovisuel pour avoir dépassé le temps d'antenne réglementaire pendant la campagne. Le conflit d'intérêts du Premier ministre, également patron de presse, a été sanctionné. Nous nous en félicitons », a déclaré Reporters sans frontières. Le 9 février, le groupe Mediaset, propriété de Silvio Berlusconi, avait déjà été condamné par l'autorité italienne de régulation des médias, à verser 150 000 euros d'amende pour dépassement de temps d'antenne. Le 22 mars, deux chaînes de télévision du groupe Mediaset avaient été contraintes de payer respectivement des amendes de 200 000 et 100 000 euros, pour avoir une nouvelle fois enfreint la «par condicio». Le 3 avril, la chaîne a, cette fois, écopé d'une amende de 250 000 euros, la peine maximale. L'autorité italienne pour la garantie des communications reprochait, entre autres, au directeur et présentateur du journal télévisé de la chaîne Rete 4, Emilio Fede, d'avoir ouvertement soutenu Silvio Berlusconi lors de ses prises d'antenne et de ne pas avoir rééquilibré l'information en faveur des listes de centre gauche entre le 22 et le 28 mars, comme il le lui avait été demandé à la suite d'un premier avertissement. Le 5 avril, Silvio Berlusconi a renoncé à intervenir sur l'une de ses chaînes de télévision, Canale 5. L'annonce de cette nouvelle apparition télévisée avait provoqué un scandale puisqu'elle aurait, une fois de plus, violé les règles de la campagne électorale. Silvio Berlusconi devait être l'unique invité de l'émission, Romano Prodi, son principal adversaire, ayant décliné l'invitation. Le duel télévisé entre Silvio Berlusconi et Romano Prodi diffusé le 3 avril à la télévision publique Rai devait être la dernière apparition télévisée des deux candidats.