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20 septembre 2012 - Mis à jour le 20 janvier 2016

L'Association des journalistes érythréens en exil lance un appel à l'aide


A l'occasion du onzième anniversaire des grandes rafles de journalistes et de la suspension de la presse privée en Erythrée, l'Association des journalistes érythréens en exil (AEJE), organisation partenaire de Reporters sans frontières, a publié un communiqué, le 18 septembre 2012, appelant l'Union européenne et les Nations unies à appliquer les sanctions imposées aux membres du gouvernement érythréen, et la Cour pénale internationale à se pencher sur le cas du chef de l'Etat, Issaias Afeworki.

Lire le communiqué de l'AEJE en anglais :

Par une opération de "nettoyage politique", lancée le 18 septembre 2001, le président Issaias Afeworki, prédateur de la liberté de la presse, avait à l'époque fait basculer son pays dans le totalitarisme en jetant en prison réformateurs et journalistes et en suspendant toute presse privée.

Le pays qu'il dirige d'une main de fer est la plus grande prison d'Afrique pour les journalistes et la quatrième à l'échelle mondiale, après la Chine, l'Iran et la Syrie. L'Erythrée figure, depuis cinq ans, en dernière position du classement de la liberté de l'information établi par Reporters sans frontières.

En août dernier, Reporters sans frontières a révélé que trois journalistes parmi ceux arrêtés en septembre et octobre 2001 avaient succombé à leurs conditions de détention, au cours des deux dernières années, dans le bagne d'Eiraeiro. Quatre autres avaient déjà subi le même sort ou s'étaient suicidés.

En savoir plus sur la liberté de l'information en Erythrée.

Consulter la liste des journalistes emprisonnés dans ce pays.

Photo : Issaias Afeworki (Reuters / Ho New)