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25 juin 2013 - Mis à jour le 20 janvier 2016

La journaliste Saidat Mukakibibi libérée au terme de sa peine


Reporters sans frontières prend acte de la remise en liberté, le 25 juin 2013 à Kigali, de Saidat Mukakibibi. Détenue depuis le 8 juillet 2010, la journaliste du bimensuel Umurabyo avait d'abord été condamnée à sept ans de prison pour "incitation à la désobéissance civile", "divisionnisme" et "négation du génocide". En appel, elle avait finalement été jugée coupable d'"atteinte à la sûreté de l'Etat" et sa peine avait été réduite à trois ans de prison ferme.

Sa codétenue Agnès Uwimana Nkusi, directrice d'Umurabyo, reste pour l'instant incarcérée. Condamnée pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" et "diffamation" contre la personne du président Paul Kagamé, elle avait écopé de quatre ans de prison ferme.

"Nous sommes soulagés de savoir Saidat Mukakibibi enfin libérée, tout en rappelant que cette détention, injuste, aurait dû être évitée. Nous demandons que la même issue heureuse soit réservée dès maintenant à Agnès Uwimana Nkusi, dont l'état de santé est fragile et qui mériterait elle aussi de sortir de prison. Si la charge de diffamation retenue contre elle était abandonnée, la directrice d'Umurabyo pourrait elle aussi retrouver les siens dès aujourd'hui", a déclaré Reporters sans frontières.

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Saidat Muakibibi après sa sortie de prison: