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26 juillet 2017

La Commission européenne n’apporte pas de réponse aux violations de la liberté de la presse en Pologne

Frans Timmermans, vice-président de la commission européenne / AFP
Alors que la Commission européenne a choisi d’adresser à Varsovie une nouvelle recommandation sur la situation de l’Etat de droit plutôt que de déclencher l’article 7, Reporters sans frontières (RSF) lui demande de ne pas laisser la liberté de la presse se détériorer en Pologne.

La Commission européenne a donné, mercredi 26 juillet 2017, un mois à la Pologne pour répondre à une nouvelle "recommandation" contre les risques pesant sur l'Etat de droit.

Mais jusqu’à présent, toutes les pressions émanant des institutions européennes se sont avérées inefficaces.


Après avoir pris le contrôle des médias publics, le gouvernement ultraconservateur du

PiS multiplie désormais les actions d’intimidation contre les journalistes indépendants

qui critiquent la politique gouvernementale.


Face à ces attaques, il est indispensable que la Commission agisse pour faire respecter l’Etat de droit, les valeurs fondamentales européennes en Pologne et donc la liberté des médias.


Les mesures annoncées par Bruxelles n’apportent pas de réponse aux violations graves et répétées à l’encontre de la liberté de la presse en Pologne, déclare Julie Majerczak, représentante de Reporters sans frontières à Bruxelles. Alors que le gouvernement polonais continue d’ignorer toutes les recommandations qui lui sont faites, la Commission européenne ne peut pas reporter indéfiniment le recours à l’article 7 du traité sur l’Union européenne. Le vice-président Timmermans s’est dit déterminé à défendre l’Etat de droit, mais n’a pas dit un mot des attaques du gouvernement polonais contre les médias et les journalistes indépendants.”



Le pays, qui occupe le 54ème rang (sur 180) au Classement mondial de la liberté de la presse RSF 2017, a encore perdu sept places cette année après un recul spectaculaire de 29 places l’année précédente.