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3 mai 2010 - Mis à jour le 20 janvier 2016

JS Tissainayagam gracié à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse


Reporters sans frontières salue la grâce présidentielle du journaliste tamoul J.S. Tissainayagam. Cette grâce présidentielle est survenue le 3 mai 2010, à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse. Le journaliste de Sunday Times et éditeur du site Internet Outreachsl avait été mis en liberté, sous caution, en janvier 2010. Il avait été condamné en août 2009 à vingt ans de prison pour "soutien au terrorisme" et "incitation à la haine raciale". L'organisation appelle également le président sri lankais Mahinda Rajapakse à s'assurer que J.S. Tissainayagam pourra retrouver une vie normale après cette grâce. Nous demandons aussi que toutes les conditions soient réunies pour permettre au journaliste de reprendre ses activités professionnelles, sans recourir aux risques liés à sa profession. JS Tissainayagam a reçu le premier prix Peter Mackler du journaliste éthique et courageux en 2009. _________________________________________________________________ 13 janvier 2010 La libération sous caution de JS Tissainayagam doit être la "première étape vers un acquittement" "C'est une très bonne nouvelle. Il est sorti de prison le moral renforcé. Et comme nous avons de bonnes bases pour le procès en appel, je suis raisonnablement optimiste", a déclaré Me Sumanthiran, l'avocat de JS Tissainayagam, à Reporters sans frontières. Le journaliste tamoul est sorti de prison, le 13 janvier 2010, à Colombo. Accusé et reconnu coupable sans preuves de "soutien au terrorisme", JS Tissainayagam a passé plus de vingt et un mois en prison, dont les premières semaines dans des conditions très difficiles. "Cette sortie de prison est une joie immense pour tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont œuvré à démontrer l'innocence de JS Tissainayagam. Mais il ne s'agit que d'une première étape. En effet, ce journaliste de renom doit être définitivement innocenté et autorisé à reprendre une vie normale", a déclaré Reporters sans frontières. "Cette décision très politique, à quelques semaines d'élections contestées, aurait dû intervenir dès les premières semaines de la détention de JS Tissainayagam. En tout cas, cette libération sous caution confirme que les accusations de soutien au terrorisme étaient montées de toutes pièces", a ajouté l'organisation. La détention de JS Tissainayagama été condamnée par de nombreuses personnalités, notamment Barack Obama dans un communiqué du 3 mai 2009. En octobre 2008, un représentant de Reporters sans frontières s'était entretenu avec le président sri lankais Mahinda Rajapaksa à propos de JS Tissainayagam. Le 11 janvier, une cour d'appel de Colombo a ordonné la libération sous caution de JS Tissainayagam, condamné en première instance, en août 2009, à vingt ans de prison. L'avocat du journaliste a confirmé qu'il avait dû payer 500 dollars US de caution et donner son passeport. Le journaliste et éditorialiste du Sunday Times a été arrêté pour avoir critiqué la stratégie de l'armée dans sa guerre contre les Tigres tamouls et avoir lancé un projet de site Internet Outreachsl.com. Interrogé par Reporters sans frontières, un membre de sa famille qui a souhaité rester anonyme a déclaré qu'il s'agissait d'un "rayon de soleil", tout en précisant qu'il y avait "encore beaucoup de travail à faire" et que le temps n'était pas encore venu de célébrer. Deux autres personnes arrêtées dans cette affaire, l'imprimeur Jasiharan et sa compagne Vallarmathy, ont été libérées récemment, et ont trouvé refuge à l'étranger. J. S. Tissainayagam a été le premier lauréat du prix Peter Mackler, créé à la mémoire de l’ancien rédacteur en chef de l’Agence France-Presse à Washington. Précédent communiqué sur J. S. Tissainayagam : http://www.rsf.org/J-S-Tissainayagam-condamne-a-vingt.html Vidéos sur J. S. Tissainayagam : http://www.youtube.com/watch?v=lkF1izDogCw