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30 octobre 2002 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Forum social européen de Florence : Reporters sans frontières demande au Président italien de prendre des mesures pour garantir la sécurité des journalistes.


Paris, le 29 octobre 2002 Monsieur le Président, A l'approche du Forum social européen, qui doit se tenir à Florence du 6 au 10 novembre 2002, Reporters sans frontières vous demande de tout mettre en œuvre afin que les violences ayant marqué le Sommet du G8 à Gênes en juillet 2001 ne se reproduisent pas. Entre le 20 et le 22 juillet 2001, dix-neuf journalistes couvrant le Sommet du G8 et les manifestations anti-mondialisation avaient été agressés, soit par les forces de l'ordre soit par les manifestants. Notre organisation a été profondément indignée par le comportement des forces de police italiennes. Le raid mené par les forces de l'ordre contre le centre de presse pendant la nuit du 22 juillet avait été d'une violence effroyable. La police avait investi par la force les différents bâtiments hébergeant les associations anti-mondialisation, le réseau Indymedia et de nombreux autres organes de presse. Trois journalistes avaient été hospitalisés dans un état critique et plusieurs autres avaient été blessés, brutalement frappés par des policiers à coups de pieds, de matraques ou de boucliers. Le matériel informatique et photographique avait été soit confisqué, soit détruit. Ces événements dramatiques sont inscrits dans la mémoire des victimes et de tous ceux qui, comme Reporters sans frontières, sont attachés aux droits de l'homme et à la liberté de la presse. L'Italie dispose de moyens de maintien de l'ordre compatibles avec la sécurité des manifestants et des journalistes couvrant ces rassemblements internationaux. Nous vous engageons à prendre toutes les mesures nécessaires afin que ces dérives, indignes d'une démocratie, ne se reproduisent pas lors du Forum social européen de Florence. Confiant dans l'attention que vous voudrez bien porter à ce courrier, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération. Robert Ménard Secrétaire général