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22 janvier 2002 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Des syndicalistes mis en cause dans une tentative d'assassinat d'un journaliste


Dans une lettre adressée à Rodolfo Federico Gabrielli, ministre de l'Interieur, Reporters sans frontières (RSF) s'est indignée après la tentative d'assassinat perprétrée le 11 janvier 2002 contre Martín Oeschger, de FM Paraná Radio San Javier, par des membres du Syndicat des travailleurs municipaux de Capitán Bermúdez (Nord). "Cet attentat contre le journaliste s'inscrit dans une longue série d'agressions et d'intimidations", a déploré Robert Ménard, secrétaire général de RSF. "L'impunité dont semblent jouir en Argentine les agresseurs est inqualifiable", a-t-il ajouté. RSF a demandé que les responsables de ces agressions soient identifiés et jugés. L'organisation a également demandé au gouverneur de tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité du journaliste et de sa famille. Selon les informations recueillies par RSF, Martín Oeschger, de FM Paraná Radio San Javier (Capitán Bermúdez, Nord), a été attaqué alors qu'il quittait son lieu de travail, le 11 janvier 2002, par des membres présumés du Syndicat des employés municipaux de Capitán Bermúdez. Ces derniers l'ont poursuivi en voiture puis ont ouvert le feu lorsqu'ils sont arrivés à sa hauteur. Martín Oeschger affirme avoir reconnu Jesús Monzón, secrétaire général du Syndicat des travailleurs, et quatre autres membres de cette organisation, à bord de la voiture des assaillants. La police a par la suite interpellé Jesús Monzón, avant de le libérer le 14 janvier, aucun témoin à charges ne s'étant présenté. Le journaliste avait, à de nombreuses reprises, mis en cause le syndicat et son dirigeant dans des affaires de corruption. Il s'agit de la cinquième agression subie par Martín Oeschger, en raison de ses activités journalistiques. Le 18 octobre 2001, Martín Oeschger avait été agressé par des membres du Syndicat des employés municipaux, parmi lesquels Jesús Monzón. Le journaliste avait été frappé et menacé de mort. Dans la nuit du 26 juin 2001, des coups de feu avaient été tirés en direction de la chambre de sa fille. Le lendemain, le journaliste recevait des menaces de mort par téléphone.