Actualités

22 mars 2013 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Demande d’enquête rapide après l’assassinat d’un journaliste du département de Jutiapa


Reporters sans frontières et l’Observatoire des journalistes du Cerigua (Centre de rapports informatifs sur le Guatemala) condamnent l’assassinat du journaliste Jaime Napoleón Jarquín Duarte, survenu le 20 mars 2013 à Ciudad de Pedro de Alvarado, dans la municipalité de Moyuta (département de Jutiapa, frontalier du Salvador). Les deux organisations partenaires appellent les autorités à mener une enquête rapide afin que les responsables – tant les auteurs matériels du meurtre que les commanditaires – soient jugés. Jaime Jarquín, 63 ans, jouait aux cartes avec trois amis, quand des inconnus sont descendus d’un véhicule agricole et ont ouvert le feu dans sa direction. Deux des comparses du journaliste ont également été blessés. Originaire du département de Chiquimula (Est), Jaime Jarquín résidait à Jutiapa depuis plusieurs années. Instituteur à la retraite, il collaborait au journal Nuestro Diario depuis trois ans. Il était reconnu dans le département à la fois pour son travail universitaire et pour son engagement dans le journalisme, ce qui lui avait attiré quelques problèmes mineurs. Fondateur de la Coopérative des journalistes départementaux du Guatemala (Coopedegua), Jaime Jarquín avait également conseillé certains candidats élus à la municipalité. Selon Osmín Castro, collègue et ami proche de la victime, Jaime Jarquín avait créé un comité dont l’objectif était d’obtenir à Ciudad Pedro de Alvarado le statut de municipalité autonome, la dix-huitième du département, et comptait poursuivre cette démarche en 2013. D’après la même source, à aucun moment il n’avait fait état de menaces ou d’ennuis liés à son travail journalistique. Jusqu’à présent, les autorités n’ont émis aucune hypothèse quant au mobile du crime. Jaime Barquín est le premier professionnel des médias assassinés sous la présidence d’Otto Pérez Molina, en fonction depuis le 14 janvier 2012. Le Guatemala occupe le 95ème rang, sur 179 pays, au dernier Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Photo : Prensa Libre