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28 août 2013 - Mis à jour le 20 janvier 2016

Danger de mort pour le net-citoyen Hossein Ronaghi Malki et sa mère, tous les deux en grève de la faim


Reporters sans frontières dénonce l’attitude meurtrière des plus hautes autorités juridiques iraniennes qui refusent de libérer le net-citoyen Hossein Ronaghi Malki, alors que ce dernier entame son 20e jour de grève de la faim. Sa mère, Zolikha Mossavi, pour protester contre la situation inhumaine dans laquelle se trouve son fils, est également en grève de la faim depuis huit jours. “Face à la détermination de Hossein Ronaghi Malki et des autorités, et pour éviter une nouvelle tragédie, les autorités iraniennes doivent faire un geste humanitaire et libérer ce défenseur des droits de l’homme, injustement détenu depuis quatre ans. Nous tenons Sadegh Amoli Larijani, chef du pouvoir judiciaire, Abass Jafari Dolatabadi, procureur de Téhéran, et Mostafa Pour-Mohammadi, ministre de la Justice, pour responsables de la vie de Hossein Ronaghi Malki et de sa mère, Zolikha Mossavi”, a déclaré Reporters sans frontières. Depuis le 9 août 2013, le net-citoyen refuse de s’alimenter pour protester contre son incarcération et ses conditions de détention. Alors qu’il entame son 21e jour de grève de la faim, il ne pèse plus que 52 kilos et demeure inconscient la plus grande partie de la journée. Arrêté le 13 décembre 2010, il purge une peine de dix-sept ans de prison malgré plusieurs opérations des reins et un état de santé très alarmant. Bénéficiant d’une permission pour suivre un traitement médical, il a été de nouveau transféré à la prison d’Evin le 22 mai 2013. Sa famille est inquiète et impuissante devant l’acharnement des autorités. Le 1er août, son père, dans une lettre ouverte aux responsables judiciaires, avait réclamé le droit de son fils de bénéficier de soins adéquats. Quant à sa mère, qui souffre elle-même de problèmes cardiaques, elle a déclaré sur BBC en langue persane, “J'ai fait cette grève de la faim pour faire entendre ma demande. Je veux que mon fils bénéficie d’une permission pour raisons médicales. S’ils veulent le tuer, qu’ils l’exécutent. Mais il est inhumain de le laisser ainsi en proie à la souffrance et à la douleur”. Le 27 août 2013,dans une lettre ouverte adressée au procureur de Téhéran, 41 prisonniers du dortoir 305 de la prison d'Evin, ont exprimé leur très vive inquiétude concernant “l’état de santé critique” du net-citoyen, et dénoncé “l'irresponsabilité des autorités juridiques et pénitentiaires”. L'organisation publie un rénogramme, examen médical effectué par Hossein Ronaghi Malki il y a presque un an qui démontre combien son état de santé est préoccupant. Ce défenseur des droit de l'homme nécessite un traitement adéquat de toute urgence.